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Vivre au Canada et en particulier au Québec, vous donne un accès relativement facile aux Etats-Unis. Les états de New York et du Vermont se situent à moins de 2 heures de route. Bien sur , il faudra d’abord passer la frontière américaine. Ceux qui ne sont ni canadiens ni américains y passeront un peu plus de temps. Certains postes frontaliers, notamment celui de Lacolle, sont engorgés durant les vacances. Je vous invite à traverser la frontière avec moi pour rejoindre le New Hamsphire et le Mont Washington.
Après 2 heures de route, nous quittons l’autoroute pour la route locale 302 du New Hampshire. Tout un contraste. Il ne faut pas oublier de ralentir, surtout en automne comme le signalent la plus part des guides touristiques. Ici les couleurs vous invitent à la rêverie et à la flânerie. Vous serez époustouflé par les différentes nuances de jaune, de rouge et par la palette des orangés. La quiétude de la région des Montagnes Blanches (White Mountain) vous incitera aussi à la réflexion et à la contemplation. Voilà peut-être pourquoi le FMI a été crée ici à Breton Wood.
En regardant vers les sommets et le ciel, vous serez certainement intrigué par cette sorte de panache de fumée qui apparait et disparait au sommet d’une montagne pelée. Existe- t-il ici encore un peuple indien? Les signaux de fumée sont- ils un souvenir du passé lointain, issu de notre imagination que tout ici entretien? Cette vision magique n’est autre que le célèbre train à vapeur “the Mount Washington Crog Railway “ qui crache et s’ essouffle à flan de montagne pour atteindre le Mont Washington. Au détour d’ un chemin, au coin d’ un restaurant bien sympathique, le “Fabyans lodge restaurant “ il vous restera quelques milles à parcourir avant d’arriver à la base ( gare) de départ du train.
Le train à vapeur et à crémaillère du Mont Washington ( New Hampshire) gravit depuis 1851 la montagne à 3 miles par heures. Dans le sens de la pente, on roule un peu plus vite, soit approximativement 5 milles à l’heure. Ce train à crémaillère est une prouesse technique: il gravit la pente avec, par endroits, une inclinaison de 37 degrés. Il est le seul train en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde à gravir ce type de pente. Une odeur caractéristique de la machine à vapeur envahit vos poumons dès l’arrivée sur le parking de la base. Tout au long du trajet, La pauvre machine souffre et vous ballote dans tous les sens. Cette expérience est un mélange des sens dans tous les sens du terme : odeurs, vibrations et images mentales. Tout est là. Deux arrêts sont obligatoires pour permettre au train d’arriver au sommet. Le premier permet un ravitaillement en eau. La capacité du train est de 700 gallons mais le trajet en use 1000 gallons. Le trajet nécessite 1 tonne de charbon. On en profite pour croiser deux trains à la descente.
La deuxième halte est un peu plus longue. Il faut manœuvrer les trains descendants pour les conduire sur l’étroite voie d’évitement et permettre ainsi un croisement en haute altitude.
Après un certain temps (qui parfois semble long très long tellement le train semble mourir à petit feu tout au long du trajet), vous sentez et compatissez à la souffrance de la machine dès les premiers instants mais aussi lors des démarrages en cote. Parfois, vous avez envie de descendre pour pousser et soulager cette pauvre machine. Après 1h30 de montée, le train arrive au sommet du Mont Washington. La température est bien plus basse (on avoisine le zéro degré) et le vent est si fort; aussi fort que l’émotion qui surgit en vous face au paysage grandiose de White Mountain Forest et d’une bonne partie du New Hampshire.
Le sommet
Lorsqu’on arrive au sommet d’un mont on doit s’attendre à une baisse des températures et a être balayé par les vents. Précipitez-vous à l’intérieur ou tout est fait pour votre confort. Bien sur il y a la poste américaine, le parc et un restaurant. Vingt 20 minutes plus tard il faudra embarquer pour la descente.
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