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Je partage ici un récit de 14 semaines vécu au Guatemala durant l'hiver
2006. Une arrivée incognito au pays via sa capitale ; ciudad de Guatemala.
Étant donnée la réputation dangereuse et véridique de celle-ci, je continue
ma route vers la porte d'entrée de beaucoup de voyageurs ici : Antigua.
C'est la ville de prédilection avec ses écoles d'espagnol, de danses latines,
ses évènements culturels comme la « Semana Santa » et, bien entendu, ses
endroits privilégiés pour festoyer toute la nuit. Encore ici, je vous
invite à rester prudent, notamment la nuit. Beaucoup d'agressions armées
se produisent. Avec des guides locaux, des randonnées spectaculaires peuvent
être faites sur les volcans autour d'Antigua. Je ne citerai ici que le
volcan « Pacaya » car il est le plus accessible et ce n'est pas tout les
jours qu'un volcan crache de la lave à seulement une dizaine de mètre de
vous !
Ce point de départ au pays vous permettra de créer des liens amicaux
avec ne demi douzaine d'étrangers de citoyennetés différentes. Dans mon
cas, je me dirigeai vers Montericco, une petite ville sur la côte pacifique
près d'Antigua avec un New Yorkais, une Finlandaise, une Suédoise, une
Allemande, une Anglaise, un Hollandais et moi, un Canadien. Belle diversité
culturelle, non ?
Avant d'aller plus loin sur Monterrico, je vous parle d'une expérience
très spéciale que j'ai vécu à Antigua. La « Semana Santa » aussi appeleé
« Pâque » chez nous au nord, est un évènement religieux des plus importants
ici. Les rues sont bondées de milliers de gens vêtus de tuniques qui nous
rappelle le temps de Jésus. pour avoir participé moi-même à la « Procession »
; porté un énorme tombeau en bois massif avec Jésus dessus représenté
portant la croix avec environs 90 autres personnes… alors je vous dis que
j'ai fais un voyage dans le temps avec Jésus et les Romains. Magnifique
défilé culturel ! Malgré que je ne comprenne toujours pas pourquoi le peuple
latin soit si chrétien. Oui, ils ont été colonisés par les espagnols mais
la chrétienneté semble si loin des croyances ancestrales mayas. Un autre
mystère de la vie.
Retournons à Monterrico. Cette ville est réputée pour ses plages de
sable noir brûlant. Entre l'atteinte de l'ombre des palmiers et l'eau,
cette distance étais suffisante pour nous faire souffrir. C'est chaud pour
un Québécois habitué à de la neige et les moins trente degrés. Monterrico
est aussi très intéressant pour la « Reserva Natural de Monterrico ». On y
protège plusieurs espèces de tortue qui vienne y pondre chaque année. J'ai
eu la chance d'assister à la ponte des œufs d'une mère adulte énorme, âgée
de 15 ans. J'ai aussi participé au relâchement de bébés tortues. Disons que
les notions de parc sont bien différentes ici mais, au moins, ils ont la
volonté de protéger avec les moyens qu'ils ont, c'est à dire avec un bien
maigre budget.
Transportons-nous sur un point tournant du Guatémala, le lac Atitlan.
Une énorme étendue d'eau où l'on se transporte principalement en chaloupe
à moteur, vues les routes très accidentés dans la région. Le lac Atitlan
est entouré par plusieurs volcans d'environ 3500 mètres d'altitude. Avec
des Urubus (famille de vautours) virevoltant plus haut que nous sur les
sommets, on commence à se penser dans les montagnes Andines. Seuls quelques
mille mètres de hauteur les sépare. Beaucoup d'expériences culturelles
peuvent être vécues ici à Atitlan. Que se soit les cérémonies de purification
de tribus maya, la découverte de plantations de café, la confection de
chocolat artisanale, la détente et la méditation par le biais de cours ou
de massages, l'aide humanitaire, l'enseignement complémentaire dans les
écoles ou encore l'assainissement des eaux du lac, toutes ces options sont
réunies. Sans compter que la région de Atitlan est un endroit bien peu cher
où l'on peut soit même pêcher son poisson dans le lac à l'aide d'un fusil
harpon. Un endroit de rêve pour Robinson Crusoé.
Un autre point tournant pour l'écotourisme est Coban. Cette ville donne
accès à l'arrière pays central du Guatémala. Un paradis de lagons peut être
découvert non loin de là dans les montagnes. Quelle splendeur que mère
nature nous offre ! En plus de pouvoir se baigner dans tous ces bassins
florissants, il est possible d'explorer des grottes remplies de chauves-souris
et où l'eau coule à flot.
Continuons notre périple vers le Rio Dulce. Une très grande rivière qui
se jette dans la mer des Caraïbes. Un endroit qui maintenant, de par sa
proximité de la mer, est envahi d'étrangers fortunés qui ont établi leur
chalets d'été, voire même leur château de vacances, ici. La découverte de
ces marécages et îles flottantes n'en est pas pour autant désintéressant.
Après avoir passé quelques sources thermales, nous arrivons à
« Livingstone », petit village situé sur la côte des Caraïbes. Ici, choc
ou décalage culturel. Ce sont les « Garifuna people » qui vivent en ces
lieux. Un peuple qui selon moi n'a rien à voir avec les Guatémaltèques mais
bel et bien avec les noirs venus d'Afrique dans le temps de la traite des
esclaves. J'ai mangé ici les plus grosses crevettes de toute ma vie, au moins
15 cm de long. Et non, ce n'était pas des langoustines! Pour un amateur de
fruits de mer, j'étais comblé. La découverte de la danse très sophistiquée,
voire primitive des « Garifuna people» est le Reaggeaton devenu très
populaire dans nos pays en manque d'adrénaline. Ce temps passé à les
regarder m'a valu plusieurs heures de fous rires.
Voilà, je vous parlerais bien du requin-baleine que j'ai vu en plongée
au Honduras ainsi que la superbe cité maya de Copan mais ceci est au Honduras.
Juste en terminant, mille et un projets en écotourisme et pour le
développement durable sont à faire ici. Je vous dirais qu'avec même un
petit budjet, nous pourrions arriver à faire de grandes choses.Je vous
laisse en vous disant que le Guatemala est une destination riche en couleurs
et en rencontres. L'américanisation se fait comme partout ailleurs, mais le
Guatémala est l'un des pays latins les moins touchés. Comme on dit chez nous,
une ville, c'est une ville. Je vous dirais que beaucoup d'endroit
authentiques et vierges non contaminés par le mode de vie nord-américain
reste là, paisiblement, à l'attente de se faire découvrir.
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