Faut il interdire le vélo en hiver ?

Par Loic Didillon

"Nul besoin d'être un grand statisticien ni même un grand observateur pour le savoir : les cyclistes hivernaux sont de plus en plus nombreux dans les rues" selon le site internet de vélo Québec .Montréal ne fait pas exception.

Pour le côté pratique, de nombreux sites proposent des conseils vestimentaires mais le débat est autre: faut-il interdire le vélo en hiver?

Le débat a été lancé sur la toile par Sylvie Saint Jacques en signant un article humoristique sur le sujet « Au royaume du vélo en hiver «. Ceci a ressuscité les rancœurs, les frustrations. De nombreux commentaires souvent excessifs, voire extrémistes ont vu le jour sur le blog " la planète écolo " de Cécile Galet. Le débat ne devrait pas se situer à ce niveau ! Pourquoi encore interdire et légiférer ?

On doit légiférer pour compenser le manque de respect et de logique meme. l’exemple le plus flagrant étant l’obligation des pneus d’hiver pour les véhicules légers. Le sujet n’est pas interdire ou non le vélo en hiver. Cette méthode de déplacement est fonctionnelle dans de nombreux pays nordiques comme au Danemark. Louis Gilles Francoeur décrit à merveille ce mode de transport dans son article " la vie tranquille à vélo " à Copenhague sur le site internet du devoir. On devrait plutôt réfléchir à la politique nécessaire pour minimiser les accidents de vélo et juguler l'irresponsabilité des cyclistes et leur conduite dangereuse.

Toute l’année, le cycliste montréalais rivalise d’imagination pour enfreindre les lois élémentaires de la sécurité et le code de la route: circulation en sens inverse, franchissement de la lumière rouge, utilisation abusive des trottoirs, et cela à l’année longue. Bien sûr, les automobilistes aussi ont leurs torts (cellulaire au volant, franchissement au feu orange) et semblent bien souvent ignorer les cyclistes.

La différence entre les villes de Copenhague et de Montréal, c’est le respect. A Copenhague le civisme et le respect de la communauté l’emportent sur l’individualisme et l’insouciance. A Montréal, malheureusement on observe le phénomène inverse, en particulier sur la route.

Oui au vélo en hiver, non au vélo fonceur et barbare.

Auteur :
Loic Didillon Montréal