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Le soleil brille et réchauffe la Terre; la neige se transforme au gré des variations de températures; petit à petit elle rejoignent et dépassent la ligne du zéro degré. Dans la forêt, la sève commence à circuler de nouveau. Au Québec et dans le Vermont, c’est alors le temps des sucres. Il est grand temps d’apprécier un moment de convivialité et de se « sucrer le bec ».
Les amérindiens ont découvert un liquide coulant des érables. Ils sont aussi à l’origine de la fabrication du sirop qui fait symbolise aujourd’hui le Canada et fait la réputation du Québec et, dans une moindre mesure, de l’état américain du Vermont.
Chaque année, au retour des beaux jours, il est de tradition ancestrale de se retrouver autour d’une table en famille ou entre amis pour savourer un repas traditionnel perdu dans les profondeurs de la campagne québécoise. Cet instant de convivialité, souvent unique, permet de déguster une soupe aux pois, une omelette, du jambon et des crêpes, le tout arrosé abondamment de sirop d’érable. Certains rajouteront aussi du sirop dans leur café ou apprécieront un bon petit verre de ce liquide brun. La fin d’un repas ne serait être appréciée sans la tire d’érable. Je m’explique : tous autour d’un banc de neige vous attendez patiemment que le sirop chauffé coule sur la neige. Vous vous précipitez, votre bâtonnet à la main, pour recueillir cette pate molle et ainsi créer une sucette sans égal.
Le sirop d’érable souvent qualifié de produit noble peut être plus ou moins foncé, ou plus ou moins clair, en fonction de son âge. Le sirop d’érable apporte bien plus que son pouvoir sucrant au corps humain. Il contient de nombreux minéraux tels que le manganèse, la riboflavine ou encore le zinc et le magnésium. Il est aussi une source non négligeable d’antioxydants.
Lorsque le sirop d’érable commence à couler, tout un peuple se réveille de sa torpeur hivernale pour un moment de convivialité pour alors se « sucrer le bec » comme nous disons au Québec.
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