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Sous un ciel éclatant, la plage de sable fin se déverse dans l’infini de l’azur. Les vagues roucoulent pour courtiser touristes et promeneurs. Un jeune Labrador noir veut se joindre au club des mouettes pour socialiser mais elles s’envolent toujours pour une raison qu’il ignore. L’endroit s’appelle Revere Beach. Nous sommes à Boston, proche de la station de métro Wonderland. Il fait17 degrés au dessous de zero parce que nous sommes au mois de janvier. Pourtant ces températures ne sauraient alterer cette douceur de vivre, si typique de la Nouvelle- Angeleterre. Après le froid, il y a toujours un chocolat chaud, un café ou la chowder, cette une soupe de fruits de mer qui fait la réputation de la region. Boston ne demande qu’à charmer. Les bostoniens aussi. Un restaurateur avait decidé de faire la causette à mon amie parce qu’il avait remarqué son bel accent francais. Je vous épargne l’épopée qui avait debuté par le “where are you guys from?”.
A quelques stations de métro de là, le centre historique plonge le visiteur sans transition dans les intrigues de la guerre d’indépendance Américaine en 1776. Le “Liberty Trail” (le Sentier de la Liberté) est un incontournable. Il résume en quelques rues et bâtiments comment la colonie britannique a pris son autonomie. Tout cela parce que sa Majesté prélevait des taxes jugées injustifiées sur le thé des Amériques. La suite de la balade mène nécessairement vers le Marché Quincy et le front de mer, tout proches. Boston c’est aussi les maisons cossues du quartier Beacon Hill et les boutiques chic et chères de Back Bay. Ce grand poster “vintage” de la compagnie Aérienne TWA avait retenu toute mon attention. Mais à 7500 dollars il dépassait quelque peu mon budget décoration. Qu’importe; mes yeux se sont tout de même délectés dans ces quelques vitrines.
La tombée de la nuit et la fraicheur du soir ont servi de pretexte pour une autre boisson chaude. Nous passions justement devant le célèbre hôtel Coppley, construit en 1912, et qui se classe comme l’un des joyaux de la ville. Tea time eut donc lieu dans l’ambiance feutrée de l’hôtel après une visite furtive de l’endroit.
Je pourrais m’éterniser sur le sujet parce que je suis tombé amoureux de cette ville. Elle compte près de 600 mille habitants, mais elle a beaucoup à raconter. Boston se fait intellectuelle à l’Université Harvard et à la grande bibliothèque municipale. Elle se prend au sérieux dans le quartier financier. Elle se détent dans Boston Common, le grand parc du centre ville. Elle se gonfle toujours d’orgueuil quand on évoque son passé, son architecture et sa gastronomie. Mais avant tout, Boston est charmante parce qu’elle exhale l’essence de la Nouvelle-Angleterre.
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