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Vous avez trouvé la maison de vos rêves au prix qui vous convient. Il ne vous reste plus qu’à obtenir le financement pour la mettre à votre nom. Voici très brièvement comment votre banquier décide s’il vous accorde ou non un crédit immoblier (ou une hypothèque, au Canada francophone).
Dans le domaine du crédit, on appelle “gestion du risque” la stratégie qui consiste à distinguer ceux qui vont obtenir le prêt (c’est- à-dire les bons risques) des autres. Il est évident que par “bons risques”, on entend les clients qui sont les plus à mêmes de payer convenablement leurs mensualités sur les moyen et long termes. Voici quelques informations de base pour faire partie des heureux élus.
Pouvoir démontrer un bon comportement financier est le premier critère des banques. Le système bancaire canadien permet d’enregistrer automatiquement le comportement de tous les individus qui ont (ou qui ont ont eu) une obligation quelconque envers une institution financière reconnue dans le pays. Par “obligation” on entend une carte de crédit, un prêt automobile, un prêt étudiant ou toute autre forme de crédit à la consommation. Le système dans lequel apparaissent ces informations est appelé le “bureau de crédit”. Il existe au Canada 2 sociétés concurrentes qui enregistrent et publient ces informations: Equifax et Transunion. Il est primordial de se bâtir un historique de crédit favorable avant de postuler pour une hypothèque. Votre historique de crédit signale votre aptitude (ou inaptitude) à gérer vos finances personnelles de façon saine. Attention, se bâtir un historique de crédit ne signifie certainement pas accumuler les dettes. Une seule carte de crédit, faiblement utilisée, envoie un signal positif aux créanciers: vos revenus et vos liquidités actuelles suffisent pour vos dépenses courantes. Pour les jeunes adultes et les nouveaux arrivants au Canada, l’idéal serait de justifier d’un minimum de 12 mois au bureau de crédit.
Pour ceux qui ont déjà eu des problèmes de crédit antérieurs (faillite ou collections), il vaut mieux pouvoir prouver que l’on a été capable de payer une dette sans aucun retard, durant 2 ans après vos difficultés financières. C’est ce que les préteurs appellent “avoir refait son crédit”.
Maintenant que la banque est convaincue que vous êtes un bon payeur, il lui reste maintenant à déterminer votre capacité à payer votre hypothèque. Autrement dit, avez vous les moyens de payer le montant que vous demandez? C’est ce que l’on appelle votre “capacité de remboursement”. Logiquement, vous devriez vous assurer au préalable de pouvoir intégrer vos mensualités dans votre budget avant même de rencontrer qui que ce soit. Après tout, qui connait le mieux votre budget: votre banquier ou vous même? C’est ici que sera revue votre stabilité d’emploi et de revenus. Notez que les banques considèrent comme revenu uniquement les sommes qui sont déclarées et imposables au Canada. Sauf cas exceptionnels, elle ne basera donc pas son accord sur la base des transferts que votre tante vous envoie d'afrique ou de votre pension de retraite versée sur votre compte en Europe. Toutefois, la confirmation des dépôts réguliers sur votre relevé de compte canadien ne pourra que jouer en votre faveur lors de l’analyse de votre capacité de remboursement. Les travailleurs autonomes (ceux qui sont à leur propre compte) et ceux qui travaillent à commission devront justifier leur revenu imposable des 2 dernières années, soit avec les déclarations d'impôt, soit avec les avis de cotisation. Si votre entreprise a été crée il y a moins d’une année, attendez vous à donner une mise de fonds significative (environs35%) ou à présenter un co-signataire. Il n’existe en effet aucun moyen de confirmer vos revenus imposables.
Le ralentissement de l’économie canadienne à sans aucun doute donné l’avantage aux acheteurs sur le marche immobilier. En revanche, les banques ont adopté depuis quelques mois un comportement plus prudent dans leur stratégie d’octroi du crédit. L’obtention des clefs de votre future résidence passe donc, plus que jamais, par une bonne compréhension de ce raisonnement.
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