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Notre conscience nous dit : “trop de pollution, prends ton vélo!”,”mange écolo, c’est pour le développement…”
Mais depuis quand ne vous êtes vous pas réellement arrêté pour tout simplement écouter ce que votre corps vous dit? Comment soigner l’extérieur quand l’intérieur est lui-même en danger? Comment prendre soin de ce qui vous entoure alors que vous vous êtes vous-même perdu en cour de route?
Depuis quand n’avez-vous pas prête attention a votre respiration, a vos sensations? Votre jardin intérieur est dévasté : trop de stress, trop d’angoisse. Les mauvaises herbes ont poussées, et ont déjà recouvert les dernières fleurs qui parsemaient votre chemin, ce chemin sue lequel vous continuez malgré vous d’avancer. La grisaille vous entour, mais vous continuez toujours.
Alors vous vous dites que c’est la faute de la société, du pays voisin ou du monde entier. Mais vous ne pouvez admettre que c’est votre propre soleil qui est éteint. La responsabilité dans tout ça? Elle aussi vous l’avez semer en cour de route.
Vous avez remplace les fleurs par du ciment, les arbres par des bâtiments. Alors vous vous sentez lourd. Lourd de vous-même et de ces fondations. Vous regrettez votre univers végétal qui se renouvelait avec les saisons. Vous regrettez cette fluidité naturelle, vous vous sentez prisonnier. La fixité qu’ impose ces géants de béton a peu a peu détruit vos racines, et vous empêche de grandir. Vous avez plantez des barrières pour vous protéger, mais celles-ci limitent votre espace. Vous sentez bien que vous avez perdu la communication avec autrui, et avec l’extérieur du monde. Petit a petit les barrières vous étriquent, et d’autre viennent s’y greffer. Nous vivons désormais dans une ville de barrières une ville de limites cotes a cotes, qui ne savent plus comment vivre autrement. L’espace nous manque, parfois vous vous sentez asphyxie.
Vous polluez votre espace de mauvaises pensées, vous vous détériorez en vous dénigrant, vous perdez confiance. Comme une fleur que l’on ne cultive pas, vous vous fané petit a petit. A force de pesticides vous devenez sensible au moindre virus. Vous user de médicament au lieu d’user de discernement. Vous polluez de mauvais aliments le peu de jardin qu’il vous reste. Vous ne savez plus cultiver, vous ne savez plus écouter, observer, toucher cette terre nourricière qui est votre centre.
Et au fond de vous, vous êtes bien conscient que c’est votre propre extinction que vous préparez .
Apprendre á protéger l’environnement c’est avant tout savoir prendre soin de vous.
Prendre conscience que tout est lie, et que fondamentalement, rien ne nous sépare du fonctionnement du monde.
Nous sommes tous inscrit dans l’histoire de cette planète et nous sommes tous interdépendant les uns des autres.
Comprendre son propre fonctionnement c’est comprendre celui du monde et vis versa. Savoir prendre soin de nous-meme, c’est aussi prendre soin de ce qui nous entoure, et s’inscrir dans un respect de l’etre et du monde qui va de paire.
Ca n’est malheureusement plus quelque chose d’inne, un travail est donc necessaire pour faire evoluer les choses.
La conscience est le debut de tout. S’eveiller a notre etre, a ce qui nous entoure. Observer les mecanisemes qui truffent note vie et notre societe. Seulement les voir, et les comprendre. Les changements s’oppereront ensuite d’eux-meme.
S’eloigner des concepts pour trouver nos propres mots, ceux qui resonnent en nous . C’est un travail difficil qui nous place face a une remise en question de nous-meme et de notre fonctionnement au quotidient. Mais surtout parceque c’est un espace dans laquel nous sommes confronte a notre responsabilite, responsabilite de choisir non pas par devoir mais par ressenti, par respect pour nous-meme, par respect pour ce corps qui nous sert de vehicule dans cette vie, par respect pour ces petits chemins sur lesquels nous menent nos pas de tous les jours, et surtout par respect et par reconnaissance pour ce que nous sommes et pour toute la beaute qui est en nous et qui ne demande qu’a s’exprimer.
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la Terre
par Mahefa Rakotobe
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