Vancouver, Canada: Immigrer commence par l’humilité

Par Mahefa Rakotobe

Décrocher un premier poste au Canada et faire avancer sa carrière ne dépendent que de la motivation et de la créativité de chacun.

Vancouver s’est classée 3ième ville du monde en termes de qualité de vie (source : Mercer). A cela, rajoutez un tissu économique dynamique. Selon les chiffres du gouvernement provincial, le taux de chômage a été de 3.9% en mars 2007. Un record durant ces 31 dernières années. La colombie-Britannique a crée 46,900 nouveaux emplois depuis decembre 2006, principalement dans l’industrie et les services. Pourtant des données économiques optimistes et une politique gouvernementale favorable à l’immigration qualifiée ne garantissent pas nécessairement une installation indolore. L’adaptation au marché du travail canadien est un exercice délicat. La majorité des employeurs privilégient une expérience de travail locale, ce qui peut être interprété comme une non reconnaissance des diplômes ou de l’experience acquise à l’international. Rassurons-nous, les exemples de réussite ne manquent pas.

Pieter et Malou, originaires de Belgique sont très confiants en leur avenir au Canada. « J’avais envoyé mon CV une bonne centaine de fois, confie Pieter, mais en vain. J’ai décroché mon premier poste après avoir appelé mon fournisseur d’accès à internet et, en m’étant rendu compte qu’ils n’avaient personne pour assurer le service en français. La société m’est ensuite revenue rapidement ». Pieter est devenu en un peu moins de quatre ans le manager de l’équipe de techniciens de cette même compagnie.

Sherry, originaire de la Guyane Anglaise, a gravi en 3 ans tous les échelons du département de l’institution financière pour laquelle elle avait commencé comme représentante au service clientèle. Elle avoue s’être démarquée par son enthousiasme et son ambition. Sans se connaître, Pieter et Sherry ont adopté la même stratégie.

La réussite commence par l’humilité car elle impose à tout immigrant de mettre de côté ses acquis antérieurs pour alors mieux assimiler le mode d’emploi de son nouvel environnement. La démarche peut blesser l’ego, notamment pour l’immigrant reçu qui est hautement qualifié. «Il est important de savoir recommencer au bas de l’échelle, mais dans son domaine, insiste Pieter. Pour le reste, il faut adapter son rapport avec les autres, tout en gardant son niveau professionnel ».

Contrairement à ce qui peut se passer ailleurs, où un diplôme permet d’accéder à poste à responsabilités, l’employeur canadien ne considère un diplôme que lorsque celui-ci est validé par une expérience professionnelle pointue... au canada. Leur profession n’étant pas régie par un ordre professionnel, c’est leur sens de l’initiative et leur enthousiasme au travail qui ont fait la différence pour Pieter et Sherry.

Ces exemples prouvent que les qualités personnelles sont des instruments efficaces pour mener à bien son projet professionnel. Voilà qui pourrait inspirer quelques uns dans leur quête d’un premier emploi.

bienvenue au canada par Loic Didillon

Auteur :
Mahefa Rakotobe vancouver, Canada