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Offrir un livre, ce n’est pas une solution de dernière minute, c’est une façon intelligente de montrer que l’on connaît celui ou celle à qui on offre, qu’on a pris le temps de penser à ses goûts, à ses aspirations et que le livre qu’on a choisi concentre en quelques pages une promesse de plaisir, de connaissances et une trace durable de l’affection que l’on se porte.
MANDELA, le portrait autorisé.
Ce beau livre, historique, intelligent et inspirant est paru il y a quelques semaines. Parce que je reviens d’Afrique du Sud, où partout la présence du géant Mandela est palpable, je choisi ce portrait autorisé comme le beau livre pour tous à offrir
C’est 400 pages de documents historiques, de photos magnifiques, mais surtout de témoignages uniques de ceux qui, de près ou de loin, ont croisé Mandela, des premiers combats aux années de prisons, de la liberté à la présidence. Un avant-propos de Kofi Annan, une introduction de Demond Tutu, des témoignages de Tony Blair, Bill Clinton, Bono… La présence des camarades de combat de Mandela nous assure du sérieux de cet ouvrage. Ahmed Kathrada, que j’ai eu la chance de rencontrer lors d’une visite de la tristement célèbre prison de sécurité maximale de Robben Island, y a passé 25 ans avec Nelson Mandela et a assuré la co-direction éditoriale de cet ouvrage.
Nelson Mandela est certainement l’homme politique le plus aimé au monde. Peut-être parce qu’il est au-delà de la figure de l’homme politique. Certains diront qu’il est une légende. Oui, mais il est une immense source d’inspiration pour tous, un modèle de grandeur. Mandela est plus grand que la haine de ses bourreaux, plus grand que le racisme, plus grand que l’humiliation. Il a pardonné et a reconstruit le pays. Sans cette sagesse, l’Afrique du Sud aurait certainement plongé dans une forme de guerre civile. Il a conjuré les siens de ne pas détruire ce que les blancs avaient construit avec la sueur et le sang des noirs traités comme des bêtes. Quand ses camarades de lutte et d’emprisonnement, Ahmed Kathrada ou Albie Sachs vous parlent de ces années sombres et vous font visiter la prison du Fort ou Robben Island, vous vous sentez d’abord minuscule face à ces livres d’histoire humains, puis la colère face à ce racisme ignoble vous gagne, et finalement vous restez grandi, inspiré par tant de sagesse. Les mêmes sentiments vous gagnent quand vous lirez ce portrait de Nelson Mandela.
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